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L'Islamophobie est plus que jamais en route, les dérives se multiplient et les musulmans eux, se voient de plus en plus leurs droits diminués. Tout cela rappel bien une periode sombre de notre histoire.

Les faits étonnants se déroulent dans le Sud-Est de la France à Toulon. Ouadah C, 33 ans, simple français musulman a été licencié du jour au lendemain pour un motif « secret Défense ». Très bon élément, il se voit retiré l'autorisation d'accès à la prison de Toulon-La Farlède par la préfecture du Var.

Mis la porte le 18 juillet 2008 sans motif, il cherche malgré tout à en savoir plus mais toujours aucune explication. Décidé à ne pas laisser l'affaire sans suite, il choisit un avocat et alerte la Ligue des Droits de l'Homme.

« Pratiquant, barbu et djellaba ».

« Il est pratiquant. Il a les convictions d'un islamiste mais je suis persuadé qu'il n'a pas fait de prosélytisme. Il a beaucoup de charisme et est très intelligent » glisse François Nadiras, animateur de la Ligue des Droits de l'Homme. Bruno Bochnakian son avocat, estime lui que son client est victime de discrimination : « Si c'est la raison qu'on lui donne, il sera choqué. J'ai la conviction qu'il n'y a pas eu d'enquête. À mon avis, seules sa barbe, sa religion et sa djellaba ont suffi… ».

De son coté, l'État reste muet comme une carpe et se refuse à tout commentaire dans ce dossier se contentant d'un motif « secret Défense » ou en d’autre termes : « Circulez ! y’a rien à voir. ». Et pourtant, le 16 décembre dernier le tribunal administratif de Toulon a condamné l'État « à communiquer à Ouadah l'avis réservé émis dans le cadre de la procédure d'autorisation d'accès au centre pénitentiaire ainsi que l'enquête effectuée, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ». Depuis lundi, Ouadah va donc percevoir 50 euros par jour.

Une affaire qui rappelle étrangement celle de septembre 2011 où Kamel Bendjebbour fonctionnaire de la mairie de Tremblay en France était menacé de passer en conseil de discipline et de suspension pour un simple port de la barbe. Ou bien encore celle de 2004 où un agent communal employé dans une commune dirigée par l’U.M.P avait été menacé de licenciement s'il ne taillait pas sa barbe.

En tout état de cause, toutes ses affaires nous mène à penser que l’Islamophobie, dissimulé, à encore de beaux jours devant lui.




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Commentaires (1)

Fanny


Ce pays glisse peu à peu vers le 3ème Reich!
Le 01 février 2012 à 16h51

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